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Inversion des flux migratoires: l'Angola, Eldorado de l'Afrique latine


Joan Bardeletti

C'est le signe d'un monde qui change. Quand un jeune pays africain vole à la rescousse de son ex colonisateur, une puissance occidentale, pour lui éviter la banqueroute. Quand ce pays africain est un eldorado pour la jeunesse diplômée européenne qui s'y rend en masse pour fuir la crise qui bouche son horizon. Il s'agit du Portugal et de l'Angola, son ancienne colonie qui a acquis son indépendance en 1975. les rôles entre les deux pays se sont complètement inversés depuis quelques années; et il y'a peu de raisons que cela change. Le Portugal s'enfonce dans la crise, la population surnage bien souvent grâce à la solidarité familiale et au marché noir, un ingénieur diplômé émarge poussivement à 1000 euros. L'Angola, avec ses réserves de diamant et de pétrole, surfe sur 14% de croissance depuis la fin de 40 ans de guerre civile en 2002. Tout y est à reconstruire. On a besoin d’ingénieurs, d’experts en télécommunications, de consultants financiers,..., si possible lusophones. Les classes moyennes angolaises font leurs courses à Lisbonne car tout est moins cher; L'état angolais, les hommes d'affaires investissent au Portugal et prennent des parts de plus en plus important dans les joyaux du pays ( compagnie d'électricité, banque privée, …). Surtout c'est l’aubaine pour les Portugais : quadras ou jeunes diplômés, au chômage ou en quête d’aventure, mettent le cap sur l’Afrique. Il y a aujourd'hui 100 000 portugais en Angola pour seulement 25 000 angolais au Portugal; chaque année, 30 000 portugais émigrent en Angola.en 2006 il y en avait seulement 156. Depuis 5 ans, 350 000 personnes auraient quitté le Portugal; 30% d'entre elles vivrait aujourd'hui en Angola. Au delà du Portugal, l'Angola est aujourd'hui un space d'opportunités incroyable qui attire les investisseurs et les candidats à l'émigration du monde entier et en particulier les nouveaux acteurs comme le Brésil, la Chine, l’Afrique du Sud. L’Afrique d'aujourd'hui et encore plus de demain est aussi une terre d'accueil.


 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417667

Vue de la baie de Luanda depuis le club naval, créé par les portugais pendant la colonisation. Devenu trop petit , des travaux sont en cours pour doubler sa capacité d'accueil.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417670

Vue du centre ville de Luanda et de ses nombreuses tours en construction depuis le quartier résidentiel de Miramar où les luandais viennent faire du sport le weekend. Certains disent qu'il y aurait autant de grue à Luanda qu'à Dubaï.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417671

Le mausolée à la gloire de Agostinho Neto, premier président angolais; surnommé "Spoutnik" par les luandais, sa construction a pris près d'une dizaine d'années et fut terminé grâce à un financement chinois.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417672

Vu du port de Luanda depuis les hauteurs de Miramar. Poumon économique du pays très largement dépendant des importations, son accès en est très strictement réglementé

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417679

Ville nouvelle de KILAMBA. Construite par les chinois en 3 ans, ce doit être la nouvelle capitale administrative. Tout juste inaugurée et encore vide, elle comprend plus de 700 bâtiments et a une capacité de 120 000 habitants. Avec des crèches, des terrains de sport, des hôpitaux tout y est sauf les habitants, peut être à cause du prix: les appartements les moins chers couteraient $130 000.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417680

Ville nouvelle de KILAMBA. Construite par les chinois en 3 ans, ce doit être la nouvelle capitale administrative. Tout juste inaugurée et encore vide, elle comprend plus de 700 bâtiments et a une capacité de 120 000 habitants. Avec des crèches, des terrains de sport, des hôpitaux tout y est sauf les habitants, peut être à cause du prix: les appartements les moins chers couteraient $130 000.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417681

Un condominium d'une capacité d'une cinquantaine de maisons construit par une société brésilienne pour ses employés est sur le point d'être terminée et livrée dans le quartier de Talatona.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417686

Paula Barata (à gauche), ses frères et sa mère déjeunent ensemble dans le jardin de leur maison dans le quartier de Nova Vida, une des premiers condominiums. Elle a grandi au Portugal de parents angolais ayant fui la guerre. Elle est revenue à Luanda il y a 2 ans poussée par la crise. Elle a trouvé du travail en une semaine et gagne 3 fois plus qu'à Lisbonne où elle travaillait pour Décathlon. Sa mère est la première a être revenue. Ses deux frères (face à elle) sont arrivés il y a 3 mois.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417688

Des expatriés français dinent sur le toit de leur immeuble avec vue sur Luanda. Les salaires sont bien sur élevés mais la vie est très chère. Ainsi cet apéritif, un fond de caddie, coutait environ $150 et un appartement sans charme de 80m2 coute $8500/mois. Il est très difficile pour les femmes d'expatriés de travailler du fait de contraintes administratives

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417692

Pedro, moniteur de plongée portugais, fait une sortie en mer avec des expatriés portugais au large de la Ilha de Luanda

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417695

Soirée "Noir et Blanc" pour la communauté latine des expatriés de Luanda. Beaucoup de portugais et de vénézuéliens travaillant dans le domaine pétrolier mais également des boliviens, équatoriens, espagnols...Chacun amène à manger, paie $15 et la fête va battre son plein jusqu'au petit matin

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417699

Piscine de l'hôtel Tropico, un des hôtel les plus anciens de Luanda. On peut y profiter de la piscine protégé de la vue d'un immeuble populaire par une grand bâche.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417703

Sur la plage privée du bar-restaurant Shogun sur la Ilha de Luanda. Tout juste inauguré, il vise une clientèle haut de gamme, étrangère mais aussi angolaise.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417705

Le chef du restaurant du Coconut bar qui propose une cuisine angolaise et occidentale. La plupart des plats coutent au moins 25€.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417708

Animation devant le supermarché Intermarket en centre ville lors de la journée de la jeunesse. La sono hurle et les chorégraphies de groupes d'enfants se succèdent sur l'estrade pendant que les clients, pour la plupart étrangers, sortent avec leurs courses. La barquette de tomates vaut environ 5€.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417711

Igor Renato vend des lustres… et des motos. A 30 ans, après avoir travaillé plusieurs années dans la banque, il gère ce magasin en attendant de trouver un autre job. Mais "il faut des relations" dit-il. Les motos, qui coûtent environ $5000 pièce se vendent bien, mais il veut distribuer des modèles plus petits, plus adaptés à la circulation chaotique de Luanda.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417714

Dans l'usine de Bevcan, créée en avril 2011 et joint venture d'une société sud-africaine et angolaise. S'associer avec des investisseurs locaux est une obligation pour obtenir l'agrément de l'administration. Bevcan compte 160 collaborateurs et va inaugurer sa 2ème ligne de production et vise 2 millions de canettes par jour. Malgré cela, ils devraient être en sous capacité dans un an. En banlieue de Luanda, à Viana, là où est installée l'usine, le terrain valait $1/m2 il y a 8 ans, $10/m2 il y a 6 ans. Aujourd'hui il vaut $100/m2.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417822

Dans l'usine de Bevcan, crée en avril 2011 et joint venture d'une société sudafricaine et angolaise. S'associer avec des investisseurs locaux est une obligation pour obtenir l'agrément de l'administration. Bevcan compte 160 collaborateurs et va inaugurer sa 2nd ligne de production et vise 2 millions de canette par jour. malgré cela, ils devraient être en sous capacité dans un an. En banlieue de Luanda, à Viana où est installé l'usine, le terrain valait $1/m2 il y a 8 ans, $10/m2 il y a 6 ans et aujourd'hui $100/m2.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417823

Dans l'usine de Bevcan, crée en avril 2011 et joint venture d'une société sudafricaine et angolaise. S'associer avec des investisseurs locaux est une obligation pour obtenir l'agrément de l'administration. Bevcan compte 160 collaborateurs et va inaugurer sa 2nd ligne de production et vise 2 millions de canette par jour. malgré cela, ils devraient être en sous capacité dans un an. En banlieue de Luanda, à Viana où est installé l'usine, le terrain valait $1/m2 il y a 8 ans, $10/m2 il y a 6 ans et aujourd'hui $100/m2.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417849

Fête foraine dans le quartier de Miramar à l'occasion de la fête de la jeunesse. Ce quartier mélange des familles de classes moyennes angolaises, des expatriés et des ambassades étrangères.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417855

Fête foraine dans le quartier de Miramar à l'occasion de la fête de la jeunesse. Ce quartier mélange des familles de classes moyennes angolaises, des expatriés et des ambassades étrangères.

Luanda, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417869

Long de 424km de Luanda à Malanje et financé/reconstruit par l'opaque China International Fund (CIF), l'une des emblématiques ligne de vie de l'Angola de l'intérieur a été remise en circulation en janvier 2012 pour la première fois depuis la guerre civile. Ici la gare de N'dalatando

Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417877

Dans un compartiment du train reliant Luanda à Malanje. Financé et construit par les chinois, la ligne a été réouverte en Janvier 2012. Le voyage coute 3000 Kw, soit 25€ environ et met 9 heures, 4 de plus que par la route. Equipé d'écran de télévision, avec un service de restauration et un wagon bar, le train est à la hauteur des standards de confort occidentaux.

Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417860

Dans le restaurant d'une station essence sur la route de Malanje, deux chinois font une pause déjeuner.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417863

Deux jeunes femmes lavent du linge au pied du nouveau pont sur le fleuve Kwanza (qui a donné son nom à la monnaie nationale). Ce pont a fait l'objet d'intenses affrontement pendant la guerre civile et fut détruit. Il a été reconstruit récemment par une société brésilienne et est éclairé avec des panneaux solaires

Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417898

Les vestiges d'un tank de l'armée gouvernementale qui défendait pendant la guerre civile le pont sur le fleuve Kwanza près de Malanje. Il a été reconstruit récemment par une société brésilienne et est éclairé avec des panneaux solaires.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417884

Opération de déminage le long de la ligne de chemin de fer, organisé par l'APN (Ajuda Popular da Norvega). Malgré un énorme travail de déminage depuis 10 ans, d'importantes parties du territoire angolais sont encore inexploitables à cause du danger qu'elles représentent. Ici, 6 mines antipersonnel et 1 mine antichar ont été trouvées en 2 jours.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417888

Des ouvriers angolais attendent à la sortie de la propriété de la société pour se faire embaucher pour la coupe de la canne à sucre. BIOCOM est une société à capitaux angolais et brésiliens, créé il y a 2 ans et possède 30 000 hectares de canne à sucre pour la production de sucre mais aussi d'éthanol et d'électricité.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417834

Chez BIOCOM, société à capitaux angolais et brésiliens, créée il y a 2 ans, possède 30 000 hectares de canne à sucre pour la production de sucre mais aussi de bioéthanol et d'électricité. Ici des containers de production de bioéthanol.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417842

Champs de canne à sucre. BIOCOM est une société à capitaux angolais et brésiliens, créé il y a 2 ans et possède 30 000 hectares de canne à sucre pour la production de sucre mais aussi d'éthanol et d'électricité.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417837

Chute d'eau de Kalandula à 85kms de Malanje. Ce sont les plus hautes chutes d'eau d'Afrique après les chutes Victoria. Aucune infrastructure touristique n'existe, très peu de touristes. Les habitants des alentours y viennent pour laver leur linge ou y passer une journée au bord de l'eau.

Kalandula, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417851

Silo géant destiné à stocker le maïs de la société Fazenda Pungo Adongo. Société publique angolaise qui possède 30 000 hectares de terrain avec du mais. Le financement et l'aide technique a été réalisée par la société brésilienne Odebrecht à hauteur de 30 millions de dollar. Cette société produit aujourd'hui 52 500 tonnes de mais chaque année.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417872

Ecole Eiffel de Malanje. Fondée et financée par le Groupe TOTAL (suite à la visite du président Sarkozy dans le pays), elle accueille 144 élèves de lycée pour un cursus scientifique. Les élèves suivent 3 h de français et 3h d'anglais par semaine. Il y a 17 professeurs. Il y a 4 autres écoles de ce type en Angola.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417852

Des ingénieurs brésiliens et angolais face au barrage de Cambambe. Des travaux menés par la société brésilienne Odebrecht vont permettre de quintupler la puissance du barrage en rehaussant sa hauteur et créant de nouvelles turbines. Le barrage devrait couvrir entre 10 et 20% des besoins électriques du pays.

Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417847

Vestiges de la guerre civile, des anciens tanks de l'armée gouvernementale pourrissent près du barrage de Cambambe. Ce site est le plus protégé pendant la guerre car il alimentait toute la ville de Luanda en électricité.

Malanje, Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417850

Employés de la société Odebrecht travaillant sur la rénovation du barrage de Cambambe devant le power plant. Ils viennent de Bolivie, Equateur, Brésil et d'Angola. 1200 personnes travaillent sur le barrage, dont environ 200 expatriés. Le chantier doit être terminé en 2016 avec un budget total de 1 milliard de dollars.

Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417858

Réunion d'équipe entre les ingénieurs travaillant sur la construction du barrage de Cambambe. Comme souvent en Angola, l'équipe est internationale; ici, 2 angolais et 4 équatoriens.

Angola - 29/05/2012

 

Joan Bardeletti / Picturetank BAJ0417874

Deux habitants d'un village proche de Malanje rentrent chez eux après une journée aux champs. Aux abord de la route rénovée par une entreprise chinoise et brésilienne, un nouveau programme immobilier va bientôt être livré.

Angola - 29/05/2012



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